Delicatessen Marlene

« Votre nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache… » lui disait son ami Jean Cocteau. Marlene Dietrich. La grâce d’un papillon dans un corps de fer. La dureté d’un regard troublé d’azur, une voix qui pouvait adopter le timbre rugueux de la Lola des faubourgs berlinois ou murmurer tendrement La vie en rose à l’oreille de Gabin. Lili Marlene a traversé le siècle avec cet éclat incandescent propre aux mythes.

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Divine Impératrice Rouge en toques et fourrures frôlant le gigantisme, séductrice impénitente dans Le Jardin d’Allah ou meurtrière maladroite de Témoin à charge, cette femme issue de la bourgeoisie allemande où l’on pratique le piano avant d’apprendre à marcher, était aussi la confidente des travestis des cabarets de Berlin.

Rivale de Greta Garbo, trop lunatique pour survivre au-delà des années 40, Marlene Dietrich la supplante et défie l’usure impitoyable du temps.
Choisie aujourd’hui, à titre posthume, pour être l’égérie de la marque Montblanc, l’Oiseau bleu signe à nouveau des autographes.






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