Egéries : Parce qu’elles le valent bien

Elles sont belles, insaisissables, glamour, trash parfois. Visages intemporels, photogénie, grâce… au-delà de l’aspect commercial, les égéries des grandes maisons de luxe apportent leur aura, sublimant un produit comme une prolongation naturelle de leur personnalité. Impossible pour les parfumeurs, joaillers et couturiers de compter sans leur présence. Muse d’une saison, complices d’un créateur, de Marlene Dietrich à Kate Moss, l’égérie est la plus précieuse des associations ; la plus versatile aussi.

Vanessa Paradis pour Miu Miu
Vanessa Paradis pour Miu Miu
© Miu Miu
L’égérie d’une marque est le produit d’une mystérieuse alchimie. Faisant appel au rêve comme à l’imagination, elle cristallise l’image et les enjeux commerciaux de la marque. Sur papier glacé ou sur les évènements officiels, elle diffuse par un message subliminal, un esthétisme, un art de vivre.

Dès le milieu du XIXème siècle on peut parler d’égérie lorsque Frédéric Worth, le couturier des cours d’Europe, fait porter ses premières crinolines sur des mannequins ayant les traits de l’Impératrice Eugénie.

Rapidement, le 7ème Art s’en mêle. Les maisons de luxe aspirant à la perfection, seul le cinéma nourrissant l’imaginaire collectif peut satisfaire leur quête d’absolu. A partir des années 20, les stars de l’écran maquillées, habillées, aussi divines qu’irréelles sur papier glacé, furent les élues idéales pour ce rôle.







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