Algérie, 1958. Les dunes chauffées à blanc achèvent de s’incliner sous l’implacable brûlure du soleil. Tapis dans l’ombre rare, une troupe de jeunes soldats attend l’ennemi de cette guerre absurde. Parmi eux, un jeune homme plus pétrifié que les autres. Il a 22 ans, il est diablement beau. Son apparente fragilité ajoute une aura particulière à sa personnalité. Il s’appelle Yves Saint-Laurent. Lui, le génie timide, l’introverti, sous les drapeaux. que fait-il là ?
Il n’y a pas si longtemps, il était dans les ateliers de Christian Dior, tâtant les étoffes, jugeant l’efficacité d’une coupe, attendant l’approbation du maître. Son fusil mitrailleur est une insulte à ses doigts délicats faits pour créer, non pour détruire. Profondément seul dans ce pays pourtant bien-aimé, son homosexualité en proie à l’intolérance régnant dans l’armée, il a mal. C’est un choc traumatique dont il ne se remettra jamais.
Il n’y a pas si longtemps, il était dans les ateliers de Christian Dior, tâtant les étoffes, jugeant l’efficacité d’une coupe, attendant l’approbation du maître. Son fusil mitrailleur est une insulte à ses doigts délicats faits pour créer, non pour détruire. Profondément seul dans ce pays pourtant bien-aimé, son homosexualité en proie à l’intolérance régnant dans l’armée, il a mal. C’est un choc traumatique dont il ne se remettra jamais.




























